BARS ET CABARETS

La première auberge retrouvée sur le territoire de notre commune remonte à l'an 1400. Nous savons par ailleurs qu'en 1789, il existe deux aubergistes à Rougiers. Ce sont à l'époque les seuls débits de boissons, mais, en 1825, un aubergiste demeure en concurrence avec deux cabaretiers et un débitant de vin.

Nous apprenons que le sieur Paul Laurent Barles est autorisé à ouvrir un cabaret dans la Grand rue, le 14 octobre 1867, que le sieur Louis Honoré Rocca peut tenir un café à Rougiers le 2 septembre 1871 et qu'enfin le sieur Etienne Lazare Capus a le droit de gérer un débit-auberge sur le cours « maison Raffel » à compter du 21 septembre 1872.

En 1894, ne subsistent que deux débits de boissons et, en 1910, un seul hôtelier et un seul café. Ce débit de boissons est sans doute « Le bar des glaces » tenu par Dame Brunel dans une maison située sur le cours et appartenant à la Veuve Brémond.

Le 18 décembre 1918, Mme Catherine Ghis épouse Chiaffredo Rouera et demande à la mairie l'autorisation de prendre la succession d'un débit de boissons à consommer sur place tenu par Mr Luis Gras dans la maison située sur le cours et appartenant à Mme Adélaïde Long veuve Revest, appelé « Grand Café du Cours ».

Aujourd'hui demeure le « Café du XX° siècle » situé au coin de la rue la Rousse et de la Grand'rue.


LES MAISONS CLOSES

En 1830, la commune achète la propriété du Clos dont la surface correspond à peu prêt à celle de notre cours actuel. Sur cette terre, se trouve une bâtisse que le maire met en vente en 1832 parce qu'elle menace ruines, pensant que l'acquéreur éventuel pourrait en faire une grange ou un fenil ...

Or cette bâtisse est transformée, avant la guerre de 1914, en, ... lupanar !

Dans la pièce du rez-de-chaussée, on sert des boissons, on organise des jeux de cartes et des lotos. Quatre femmes distraient les clients et chacune a sa chambre à l'étage. Pour le loto, la salle est comble : on fait jouer une femme à carton plein ; l'enjeu attire un monde fou ! !

Mais si un « trop vieux » gagne le gros lot, de peur de se faire chahuter, il s'empresse de « refiler » le carton à un jeune qui ne le lui refuse pas.

Les vieux à qui ne restait que le rêve avaient toujours, paraît-il, beaucoup de jeunesse autour d'eux !

Cette maison a été fermée, comme toutes ses semblables, et sans doute en même temps que les deux autres qui existaient au village. Elle est devenue plus tard une remise agricole. Elle a été démolie en 1970 afin d'agrandir le cours.


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