EN CE TEMPS LA

L'enquête archéologique (1) effectuée depuis de nombreuses années sur le territoire n'apporte pas de traces d'une occupation préhistorique, en l'état actuel des découvertes. La récolte de quelques haches de petites dimensions tirées dans son ensemble de roches Duranciennes, trouvées dans des zones de cultures par des chercheurs du début du siècle, ne met pas en évidence une implantation humaine sur ce terroir avant la première occupation de Piégu, oppidum de type éperon barré, attribuable à la suite des travaux (fouilles et études en laboratoire) accomplis par des spécialistes de l'archéologie (2) à l'époque protohistorique.

Il est à penser que la présence de haches polies préhistoriques sur le terroir est due à une « importation » par certains villageois ayant des terrains sur les communes voisines (TOURVES, NANS-LES-PINS, SAINT-MAXIMIN, etc...) ou par des bergers au retour de transhumances.

Un examen du terroir de ROUGIERS permet de distinguer quatre zones d'habitat différentes :

* la crête de Piégu occupée par un oppidum (habitat fortifié pré-romain) puis par une agglomération du très haut Moyen-Age.

* La colline dite aujourd'hui de Saint-Jean avec son castrum féodal.

* Le hameau du Plan (appelé à présent le Pays Haut) près de la chapelle Saint-Honorat et du cimetière actuel.

* Le village moderne

Il faut y ajouter les sites d'époque gallo-romaine intercalés dans la plaine près de l'actuel terrain de sport et de la chapelle Sainte Honorat (1)


(1) Henri DONZEL assistant archéologue

(2) Melle DEMIANS d'ARCHIMBAUD - Laboratoire d'archéologie médiévale (LAM) AIX en PROVENCE et Mr Charles Henry LAGRAND - Chargé de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique


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