exemples+konzepte Coopérer, se Comprendre, se Rencontrer

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Conclusion

L’assise du projet :
intégrer des enseignants de toutes disciplines

Si l’établissement fait sienne une telle vision (cf. à titre d’exemple Kodron /Kubina / Kuhley, p. 50 et suivantes), il va de soi que cette démarche ne peut se réaliser qu’avec les enseignants de langue vivante tout en ne visant pas uniquement des objectifs liés à leur seul enseignement. Elle n’exclue donc aucune discipline a priori. L’exemple du projet Dijon-Frankenberg montre bien la richesse d’une telle démarche qui ne s’arrête pas aux frontières habituelles des disciplines, des découpages et des enseignements et qui a pour souci constant de créer des dispositifs de travail dans lesquels il est possible d’aborder un même sujet selon des perspectives différentes en cherchant toutefois une cohérence, des échos, des correspondances, des recoupements.

Ces " rencontres " – si l’on veut bien entendre par là le fait beaucoup plus général que l’on réunit en un même lieu et dans un même temps des gens et des choses d’ordinaire séparés, ce qui va donc bien au-delà de la rencontre avec des " étrangers " d’ailleurs – de démarches méthodologiques différentes peut être fort fructueux pour les élèves, mais aussi pour les enseignants des différentes disciplines. L’exemple de Francfort-Marseille prouve par ailleurs que l’apport des intervenants extérieurs * peut être décisif, surtout parce qu’il permet d’introduire du recul dans la relation élève-enseignant et d’apporter d’autres façons de concevoir le rapport éducatif (cf. le journal de la rencontre sur les Iles du Frioul).

Cette façon de faire relève toutefois de méthodes actives, empruntées entre autre à la pédagogie du projet " qui ne sont pas appliquées dans le champ échanges" (20). Le rapport insiste sur le fait " que les échanges restent cependant un lieu d’application des acquis linguistiques et ne semblent pas être un lieu d’expérimentation de nouvelles formes ou de nouvelles méthodes pédagogiques. " Cela veut donc dire qu’il faudra impérativement introduire la dimension de la pédagogie du projet, c’est-à-dire d’une vision plus globale dans toute formation à la pédagogie de l’échange et de la rencontre. L’utilisation fréquente du terme de " projet d’échanges " semble indiquer faussement qu’une pédagogie du projet existe déjà. Si ce n’est le cas, tout un travail de formation reste à faire pour que ce terme corresponde à une réalité pédagogique à la hauteur des enjeux.


Note 20 : Cf. le rapport op.cit. Retour

La durée dans le temps

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Le travail de enseignant